Cette île de 4,68 km² dont le phare abritait les seuls habitants jusqu’en 1968

Rate this post

Le soleil caresse doucement la surface cristalline de l’océan Atlantique tandis que le ferry s’éloigne de Corralejo. En moins de vingt minutes, l’îlot volcanique de Los Lobos se dessine à l’horizon – minuscule joyau naturel de 4,68 km² niché entre Fuerteventura et Lanzarote. Cette terre préservée, qui tire son nom des phoques moines (« lobos marinos ») qui y abondaient jadis, est aujourd’hui l’un des secrets les mieux gardés des Canaries. Une parenthèse sauvage où le temps semble suspendu.

Un sanctuaire naturel façonné par les volcans et l’histoire

Formée il y a environ 7 000 ans par l’activité volcanique, Los Lobos révèle un paysage lunaire dominé par La Caldera, son point culminant à 127 mètres d’altitude. Mais derrière cette apparente aridité se cache une biodiversité exceptionnelle, protégée depuis 1982 par son statut de réserve naturelle.

L’histoire humaine de l’île reste discrète mais fascinante. En 1405, Jean de Béthencourt l’utilisa comme base stratégique pour conquérir Fuerteventura. Des fouilles archéologiques ont même révélé une présence romaine liée à l’exploitation du pourpre, ce colorant précieux extrait des coquillages.

  Ce coin de France où 2 villages partagent le même nom et 1000 ans d'histoire

Le phare de Punta Martiño, érigé en 1865, témoigne d’une époque où l’île abritait ses rares habitants permanents. Jusqu’en 1968, seul le gardien et sa famille y vivaient, dans un isolement presque total face à l’immensité de l’océan.

À la découverte des trésors cachés de Los Lobos

La plage de La Concha, une perle aquatique

Sur la côte sud-ouest, la plage de La Concha offre une véritable piscine naturelle aux eaux turquoise. Protégée des courants, elle invite à la baignade et au snorkeling pour observer la vie marine foisonnante. Ses formations volcaniques créent un paysage digne des côtes coralliennes du Sri Lanka, bien que dans un contexte géologique totalement différent.

Les sentiers sauvages de l’intérieur

Un réseau de sentiers balisés permet d’explorer les paysages contrastés de l’île. La montée vers La Caldera révèle un panorama époustouflant sur l’archipel, tandis que les zones humides abritent des oiseaux migrateurs rares et une flore endémique unique.

El Puertito, ancien village de pêcheurs aujourd’hui déserté, constitue une halte authentique où quelques maisons traditionnelles rappellent la vie d’antan. Son petit quai, point d’arrivée des ferries, évoque les villages côtiers de l’Oregon dans une version méditerranéenne minimaliste.

Informations pratiques : une visite sous le signe de la préservation

Depuis 2019, Los Lobos limite sa capacité d’accueil à 200 visiteurs simultanés. L’obtention préalable d’un permis gratuit est obligatoire et se fait en ligne, au moins cinq jours avant votre visite. Cette mesure protège l’équilibre fragile de cet écosystème insulaire.

Les ferries partent régulièrement de Corralejo (15-20€ aller-retour), mais n’oubliez pas d’emporter eau, nourriture et protection solaire – l’île ne dispose d’aucun commerce ni infrastructure touristique importante.

  Ce village de Cantabrie où un homme-poisson aurait vécu au XVIIe siècle

Pour les amateurs de sensations fortes, la traversée annuelle à la nage de Los Lobos (octobre 2025) attire plus de 250 nageurs internationaux sur un parcours de 3,5 km entre l’île et Corralejo, rappelant les défis aquatiques des côtes d’Hawaï.

FAQ : Tout savoir sur Los Lobos

Combien de temps faut-il prévoir pour visiter Los Lobos ?

Une journée suffit pour explorer l’essentiel de l’île. Les permis de visite sont d’ailleurs limités à 4 heures (créneaux 10h-14h ou 14h-18h), mais rien n’empêche de combiner les deux créneaux.

Peut-on camper ou séjourner sur l’île ?

Non, le camping et toute forme d’hébergement sont strictement interdits pour préserver l’environnement naturel. Los Lobos se visite uniquement à la journée.

Quelle est la meilleure saison pour visiter Los Lobos ?

L’île bénéficie d’un climat doux toute l’année. Printemps et automne offrent des températures idéales pour la randonnée. L’été peut être très chaud et les ferries sont parfois annulés en hiver en cas de mer agitée.

Mike Richardson
Je m'appelle Mike Richardson. Passionné de nautisme, de voyages et de ride sous toutes ses formes, j’ai toujours eu un pied dans l’eau et l’autre sur une planche. GlobalSurfNews est né de cette envie de partager ce que j’aime : l’océan, les grands espaces, l’adrénaline et les histoires qui rassemblent les communautés de riders aux quatre coins du monde. Que ce soit sur une vague, une route ou un sentier, je suis toujours en quête d’évasion, de sensations et de récits à transmettre.